Feeërieën 2018

27 – 31 AOÛT 2018

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FEEËRIEËN 2018 : UN FIL ROUGE MUSICAL

Pourquoi se plaindre de l’état de la musique pop actuelle ? En explorant la marge, vous découvrirez à quel point elle bruisse, bourgeonne et bouge. Et ce, au sens le plus large du terme. Chaque année, le festival Feeërieën essaie de dévoiler une part de cette beauté (brute) et opte résolument pour des artistes moins connus en les regroupant par thème. Après tout, l’expérience (la vraie) est favorisée par la découverte, plus que par le décor. Même si les Feeërieën ne seraient pas les Feeërieën sans les splendeurs naturelles du parc de Bruxelles… Une expérience au carré, donc !

Le J A Z Z a entamé un profond et rafraîchissant remake qui s’imprègne du climat musical et attire de nouveaux publics. L’effervescente scène jazz londonienne (avec Shabaka Hutchings, Moses Boyd, Ezra Collective...) en est un parfait exemple, au même titre que Kamasi Washington, porte-étendard de la scène outre-Atlantique. Pour sa soirée jazz habituelle, le festival Feeërieën invitera Kamaal Williams (cf. Henry Wu, Yussef Kamaal...), qui prend le pouls urbain de Londres, et Mammal Hands, un groupe lié à GoGo Penguin. Un jazz pas comme les autres, qui ose sortir des sentiers battus.

L’E L E C T R O N I C A contemporaine est de plus en plus marquée par les femmes, et nous nous en réjouissons. Pensez à Carla dal Forno, Moor Mother, Holly Herndon ou à Jlin, la reine du footwork. Cette année, les Feeërieën sont fiers d’accueillir Kaitlyn Aurelia Smith, qui a sorti avec « The Kid » l’un des meilleurs albums électro de 2017, et l’artiste londonienne aux racines nigérianes Klein - liée au label Hyperdub (Burial, Fatima Al Qadiri, Dean Blunt) - qui fait un tabac avec ce que FACT appelle des « collages pop granuleux ».

Depuis quelques années, les Feeërieën mettent de plus en plus l’accent sur les musiques du monde ou G L O B A L  S O U N D S. Pensez au blues touareg de Mdou Moctar, à la merveilleuse musique turque de Derya Yildirim ou au kuduro portugais de Batida. Le set afrobeat/highlife enlevé du légendaire saxophoniste nigérian Orlando Julius sera sans conteste un point d’orgue des Feeërieën. Diron Animal - qu’on connaît surtout comme le frontman flamboyant du groupe portugo-angolais Throes + The Shine - arrosera le tout d’une bonne rasade de kuduro explosif.

Si le marché mondial ne nous offre pas ce que nous cherchons, nous mettons sur pied nos propres projets. C’est ainsi que l’AB a réuni l’Islandaise Emiliana Torrini avec l’orchestre de chambre à huit têtes The Colorist. Résultat ? Un opus de renommée mondiale ! Et ce n’est pas tout : nous avons demandé au superbe trio The Golden Glows de proposer une interprétation pure et personnelle des titres qui composent « The Anthology Of American Folk Music », la Bible de la musique folk américaine compilée par Harry Smith, dans laquelle ont puisé Bill Callahan et Nick Cave. La soirée d’ouverture vous permettra ainsi de découvrir deux P R O D U C T I O N S  U N I Q U E S  D E  L’A B.

Enfin, comme à l’accoutumée, la dernière soirée sera consacrée à la D A N C E  D’ A V A N T-G A R D E. Pour la deuxième année consécutive, nous inviterons le label portugais Príncipe, qui sert une electronica mâtinée de global sounds enflammée, tout droit venue des ghettos de Lisbonne. Après le passage de Nidia Minaj, DJ Marfox et DJ Nigga Fox, il est temps d’inviter la relève du label avec DJ Firmeza, DJ Nervoso et DJ Lycox.

Vous l’aurez compris : cette année encore, les Feeërieën abolissent les frontières musicales et ouvrent de nouveaux horizons. Bref, un comportement transgressif comme on l’aime ! Soyez les bienvenus. Vous ne le regretterez pas.

 

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