04 - 08 AVRIL 2018

BRDCST 2018

NOUVELLE VAGUE DE NOMS POUR BRDCST 2018

BRDCST est l’extraordinaire festival printanier indoor organisé par l’AB, avec lequel nous misons sur une musique sans frontières. Le nom fait référence à l’électro-pop rétro-futuriste du groupe anglais Broadcast qui, ces dix dernières années, nous a servi des albums exaltants comme « Haha Sound » ou encore « Noise Made By The People ». BRDCST met sur le devant de la scène des artistes qui portent haut le flambeau de l’innovation. Notre instinct musical fait le reste.

Fans BRDCST de la première heure, vous nous avez fait - probablement sans vous en rendre compte - un immense cadeau lors de la dernière édition. Votre participation massive, témoignage de la confiance infinie que vous nous accordez, nous encourage à poursuivre sur cette voie à contre-courant. Cette confiance, nous la prenons à cœur en optant résolument pour les sons les plus enrichissants, les plus dissidents, les plus exaltants et les plus truculents du paysage musical.

Fin octobre, BRDCST dévoila avec fierté ses premiers noms, parmi lesquels les chants angéliques du MYSTÈRE DES VOIX BULGARES, le punk/rant (politique) de SLEAFORD MODS, l’electronica live galvanisante de JAMES HOLDEN & THE ANIMAL SPIRITS, l’hommage de BARST à l’occasion du 50e anniversaire de « White Light/White Heat » du VELVET UNDERGROUND et, cerise sur le gâteau, THE MUSIC OF « STRANGER THINGS » par KYLE DIXON & MICHAEL STEIN (S U R V I V E).

Que s’est-il passé depuis ? Tout d’abord, « English Tapas » de Sleaford Mods s’est taillé une place au sommet de mainte liste de fin d’année (Q, Mojo, Uncut, Rough Trade Shops...). Ensuite, le succès de la série Netflix « Stranger Things » nous a obligés à déplacer le concert de Kyle Dixon & Michael Stein dans une salle de plus grande capacité. Et les bonnes nouvelles continuent, car Le Mystère des Voix bulgares et James Holden ont fait sensation à la dernière édition du festival Le Guess Who?, si bien que De Volkskrant, VPRO et l’AB les ont propulsés dans leur top 10 AB-solu des moments forts de LGW?.

Le temps est donc venu de partager une nouvelle vague de noms avec nos adeptes BRDCST - c’est-à-dire vous ! L’affiche s’étoffe progressivement d’une belle brochette d’artistes qui, ces derniers mois (ou années), nous ont intrigués, nous ont fait chavirer, voire nous ont complètement bouleversés.

DEUX JOURS & UNE FLOPPÉE DE FORMATIONS JAZZ SUPPLÉMENTAIRES POUR BRDCST

BRDCST élargit ses horizons ! Le festival rajoute 2 soirées supplémentaires dans un endroit situé à quelques encablures de l’AB : le jazz club The Music Village, récemment remis à neuf. Ces soirées seront consacrées au New Wave of Jazz, auquel BRDCST a fait la part belle l’année dernière avec Yussef Kamaal, Shabaka & The Ancestors, Thundercat et tant d’autres.

Au rendez-vous : un artiste et une formation jazz très proches de la scène hip-hop, à savoir JOSEF LEIMBERG et le VELS TRIO. Après ses apparitions sur l’album iconique « To Pimp A Butterfly » de Kendrick Lamar et ses collaborations avec Kamasi Washington, Josef Leimberg a signé avec « Astral Progressions » l’un des meilleurs albums de spiritual jazz de ces dernières années. Pour le dire avec un proche de Flying Lotus, The Gaslamp Killer : « Holy Moses this shit is dope! »

Pas mal non plus : VELS TRIO PLAY MADLIB’S « SHADES OF BLUE » en hommage au 15e anniversaire de l’album du multi-instrumentiste/producteur hip-hop Madlib (cf. J Dilla, MF Doom...), sorti en 2003 sur le label renommé Blue Note. Sur cet opus, Madlib revisitait à sa sauce des classiques Blue Note de Donald Byrd, Horace Silver, Herbie Hancock ou encore Bobby Hutcherson, en les transformant « into downtempo and instrumental hip hop art »…

Pour son projet MDC III, le saxophoniste de Nordmann Mattias De Craene s’entoure non pas d’un, mais de deux batteurs : Simon Segers (De Beren Gieren, Stadt, Black Flower...) et Lennert Jacobs (The Germans, Hong Kong Dong...). Le son fait çà et là écho à celui d’« Interstellar Space », l’album enregistré par John Coltrane avec Rashied Ali. MDC III est fier de pouvoir partager la scène avec son héros James Holden. Quant à la soirée du label Consouling Sounds, elle sera consacrée au maître du drone/de l’ambient Dirk Serries, qui vire à l’impro avec le projet YODOK III.

2018, année de la contestation

En mai 2018, nous fêterons le 50e anniversaire de la révolte étudiante parisienne qui secoua toute l’Europe. À cette occasion, la ville de Bruxelles a baptisé 2018 « Année de la contestation » et a demandé aux acteurs culturels bruxellois de répondre à la question suivante : « Que reste-t-il, 50 ans après mai 68, de la révolution sociale, politique et culturelle ? Quelles formes de contestation connaissons-nous aujourd’hui ? »

BRDCST s’empare volontiers de cette question. Le climat politique et social actuel est (malheureusement) le terreau rêvé pour une nouvelle vague de musique protestataire. « It’s remarkable that—in a year hijacked by Trump’s reckless, witless Twitter belches—artists didn’t dive to meet his level. We heard more broad, embracing statements of community than we did rebukes and secessions », analyse Pitchfork. La musique protestataire était omniprésente en 2017, tous genres confondus : l’aperçu pitchforkien « The Year In Protest Music » est d’une incroyable diversité et affiche des titres d’Ibeyi, Fever Ray, Kamasi Washington, Kendrick Lamar, Perfume Genius et même de la jeune star country Margot Price.

Avec Sleaford Mods, BRDCST s’est déjà offert le groupe « le plus furieux » et « le plus politique de Grande-Bretagne ». Nous creusons résolument ce sillon avec le trio de hip-hop écossais YOUNG FATHERS, dont les racines s’étendent du Nigéria au Libéria. Ces anciens lauréats du Mercury Prize sont passionnés de politique – ils combattent activement les manifestations anti-Islam de PEGIDA et refusent de s’adresser aux médias du groupe de Rupert Murdoch -, une passion qui transparaît aussi sur leurs albums. La palette sonore de l’artiste electro CHINO AMOBI-  est moins réjouissante. Son premier opus « PARADISO », d’une rare brutalité, a bluffé The Wire : « PARADISO » is the soundtrack to all that’s wrong in the world, but very few artists have managed to capture such horror in such detail. If Hieronymus Bosch were to repaint hell today, it would look like PARADISO sounds. »

LABEL NIGHTS : tak:til & CONSOULING SOUNDS

BRDCST a un sérieux faible pour les labels indépendants au caractère bien trempé. C’est pourquoi dès notre première édition, nous avons braqué nos projecteurs sur des étiquettes comme Glitterbeat et Consouling Sounds. Dans la foulée, BRDCST a même donné carte blanche au label underground CS pour les années à venir. Résultat : en 2018, nous fêterons le 10e anniversaire de l’étiquette gantoise à la faveur d’une soirée consacrée au maître de l’ambient/impro/drone Dirk Serries.

Autre invité : tak:til, le tout nouveau sous-label instrumental de la superbe écurie global sounds Glitterbeat (cf. Noura Mint Seymali, Bixiga 70, Tamikrest...). Né en 2017 avec la sortie de « Wood/Metal/... » du duo new-yorkais 75 Dollar Bill, tak:til nous propose une affiche alléchante. Au programme : le groupe slovène ŠIROM, qui oscille entre « Hauschka’s acoustic techno, the Sun Ra’s Arkestra’s galactic wanderings and Kronos Quartet’s omnivorous chamber folk », et JOSHUA ABRAMS & NATURAL INFORMATION SOCIETY, décrit par The Guardian comme un mélange de « spiritual jazz, spiky post-rock and Terry Riley-inspired systems music ». BRDCST organisera ainsi la toute première soirée belge consacrée à ce label.

« A NIGHT WITH/CURATED BY SLEAFORD MODS » SE DESSINE

Depuis quelques semaines, nos lignes de communication avec Sleaford Mods sont grandes ouvertes. Le programme de la soirée se dessine progressivement. D’abord, nous projetterons le nouveau documentaire « BUNCH OF KUNST: A FILM ABOUT SLEAFORD MODS », un road movie filmé sur deux ans en compagnie du duo, récemment élu « Meilleur film » par Q Awards. Les lads de Sleaford Mods apporteront aussi leur pierre à l’édifice ce soir-là : le chanteur JASON WILLIAMSON lira pour la première fois des passages de son œuvre (« Grammar Wanker », un recueil de textes de sa plume), tandis que le beatmeister Andrew Fearn prendra place derrière les platines sous son pseudo EXTNDDNTWRK. Les artistes qui complèteront l’affiche sont pratiquement tous liés à HARBINGER SOUND, le label de Steve Underwood - manager/boss (sic) de Sleaford Mods - qui fait la part belle au post-punk underground et à la noise expérimentale. Parmi ses sorties figurent non seulement les efforts du duo britannique, mais aussi des albums, 7 pouces et split EP de Mark Wynn, Nachthexen, The Lowest Form, Consumer Electronics et Steve Ignorant (Crass).

Le dernier volet du programme BRDCST sera dévoilé dans le courant du mois de janvier.

Kurt Overbergh

Directeur artistique de l’AB

BRDCST FAIT FI DES FRONTIÈRES MUSICALES

Une BO synthwave so eighties pour l’une des séries Netflix les plus marquantes de ces derniers temps ? Un chœur féminin bulgare de 20 âmes samplé par Drake ? Un producteur electronica encensé par Thom Yorke qui s’inspire de Pharoah Sanders et de la musique gnawa marocaine ? Une protestation musicale incisive qui ne fait qu’une bouchée du Brexit ? Du classique contemporain masqué ? Un hommage nocturne original au grand classique du Velvet Underground « White Light/White Heat », qui fêtera son 50e anniversaire en 2018 ? Tout cela et bien plus encore… Bienvenue à BRDCST !

LES PREMIERS NOMS 

STRANGER THINGS, la superbe série de science-fiction à l’ambiance eighties, qui a récolté une palanquée de nominations aux Emmy Awards, est sans nul doute la signature Netflix la plus populaire de ces dernières années. Sa bande-son synthwave menaçante, aussi décisive que l’histoire, est de la main de 2 membres (KYLE DIXON et MICHAEL STEIN) de S U R V I V E, un quatuor expérimental de synthé basé à Austin. Pitchfork a encensé la BO en lui accolant l’étiquette de « Best New Music » (soit un 8/10). Geoff Barrow de Portishead, également fan, l’a sortie en Europe sur son propre label Invada Records. BRDCST est le premier festival à inviter les compositeurs en Belgique. Et nous n’en sommes pas peu fiers.

Quelle surprise de voir soudain réapparaître un peu partout un ensemble qui jouissait d’une immense popularité il y a vingt-cinq ans. LE MYSTÈRE DES VOIX BULGARES figure ainsi à l’affiche du festival pionnier « Le Guess Who ? » (Utrecht) aux côtés de formations comme K Á R Y Y N, Zeal & Ardor ou encore James Holden. Présentes dans le documentaire « Five Foot Two » de Lady Gaga, les voix angéliques du Mystère occupent aussi une place d’honneur entre Grimes et Kali Uchis sur « kick-ass women », une récente mixtape signée Gorillaz. Drake et Leftfield ont samplé leur musique et Lisa Gerrard (Dead Can Dance) met aujourd’hui la dernière main à un album avec ce chœur féminin de 20 âmes absolument unique. Prêts pour une (re-)découverte transcendantale ?

Nous sommes également fiers de recevoir JAMES HOLDEN & THE ANIMAL SPIRITS. Avec Holden, BRDCST s’offre un poids lourd de l’electronica. Il jouera pour la première fois en Belgique son nouvel album éponyme, qui – dit-il – regorge de « synth-led folk-trance standards », traduisant son amour pour la musique gnawa marocaine. Notons que Thom Yorke est un fan inconditionnel depuis des lustres.

Avec AN EVENING WITH/CURATED BY SLEAFORD MODS, BRDCST allumera la mèche d’un thème qui occupera le devant de la scène de nombreuses maisons culturelles en 2018. Nous fêterons en effet « l’Année de la contestation » à l’occasion du 50e anniversaire de la révolte étudiante parisienne qui secoua toute l’Europe en mai 68. Les membres de Sleaford Mods, « the angriest (and most political) band in Britain », donneront le coup d’envoi idéal avec leur punk/rap/rant/dance furieux. À la faveur d’une carte blanche, ils prendront les rênes d’une soirée entière en invitant des formations amies à leur propre et radicale convenance.

En 2018, « White Light/White Heat » - le deuxième et superbe album du groupe influent THE VELVET UNDERGROUND - aura tout juste 50 ans. Nous célébrerons cet anniversaire à la faveur d’un concert de minuit, lors duquel nous diffuserons quasi intégralement le vinyle sur un sound system à vous faire saliver d’envie. Quasi intégralement ? En effet, le dernier titre « Sister Ray » sera remplacé par une version live détonante, proposée par l’orchestre de transcendental atmospheric black shoegaze math noise drone BARST. Avec ses 17 minutes et 29 secondes, le grand classique « Sister Ray » est le titre le plus long des enregistrements studio du Velvet Underground. Mais la version de BARST fera durer votre plaisir plus de 40 minutes !

Bienvenue à BRDCST !

Kurt Overbergh

Directeur artistique de l’AB

LIMITED BRDCST FESTIVAL PASS

Le LIMITED BRDCST FESTIVAL PASS est en vente ici. Il vous donne accès à l’ensemble des activités du festival BRDCST qui auront lieu à l'AB. Les activités gratuites sont ouvertes à tous selon le principe « premier venu, premier servi ». Les billets par spectacle aussi sont disponibles. Le programme complet sera dévoilé dans les semaines à venir.